Kategorie: Archiv

Programme Électoral 2015

Parti suisse du Travail

 

AU NOM DU PEUPLE ET DE LA DÉMOCRATIE ?

A l’école, on nous apprend que le Parlement est le lieu de la démocratie. Comme le peuple peut choisir ses représentant-e-s, on prétend que ses intérêts sont défendus. Est-ce vraiment le cas aujourd’hui?

programme électoral 2015 pdf

LA REPRÉSENTATION DES INTÉRÊTS

Les entreprises et organisations patronales – au travers de leurs lobbys – influencent fortement les processus de décisions politiques. Elles le font notamment en octroyant des mandats aux politicien-ne-s. Les chiffres le confirment: les membres de l’actuelle Assemblée fédérale sont lié-e-s à 2045 mandats dans des conseils d’administration. En deux ans (de 2009 à 2011) le nombre de mandats octroyés a progressé de 14.7% – une augmentation claire, qui prouve la croissance des liens directs avec les politicien-ne-s. Seul un tout petit nombre de ces mandataires représentent les intérêts d’organisations à buts non lucratifs tandis que les lobbys des secteurs de la santé, de l’immobilier et ceux des branches principales de l’économie exercent une pression scandaleuse. Sans exception, tous les partis présents au Parlement comportent dans leurs rangs des député-e-s avec des mandats dans des conseils d’administration. Le leader est le groupe libéral-radical, avec 583 mandats, suivi du groupe PDC/PEV avec 565. En troisième position vient l’UDC, avec 389 mandats externes, puis le PS avec 310 mandats, les Verts avec 139 et finalement le groupe PBD avec 59 mandats. Bien entendu, toutes les banques suisses, les grandes entreprises et les multinationales sont directement représentées au Parlement. Un coup d’œil à leur chiffre d’affaires donne un aperçu de leur pouvoir: selon le classement du 3 novembre 2014 du «?Handelszeitung?», les 15 plus grosses entreprises, parmi lesquelles Vitol SA (276.3 milliards), Glencore International (209.4), Cargill International SA (122.9), Trafigura (119.7), Mercuria Trading Compagny (100.8) et Nestlé (92.1), ont réalisé un chiffre d’affaires de 981.1 milliards de francs au total. En comparaison, la Confédération a encaissé comme impôts, la même année, la somme de 62.8 milliards de francs.

 

CADEAUX FISCAUX ET DÉMANTÈLEMENT SOCIAL

Les décisions politiques du Parlement sont prises en fonction de ces rapports de force. Elles sont vendues au peuple avec des slogans comme « promotion économique » ou « mesures d’économie nécessaires ». Les faits, eux, nous disent pourtant autre chose :

a) Allégements fiscaux pour les entreprises et les privilégiées

Selon une étude de 2010 de l’Institut de sociologie de l’Université de Bâle intitulée « Richesse en Suisse », les mesures fiscales suivantes forment une « tendance suisse séculaire »:

• baisse relative de la contribution des grandes fortunes,

• abandon e l’impôt fédéral sur la fortune depuis 1959,

• abolition ou diminution de l’impôt sur la succession dans plusieurs cantons depuis les années 80,

• abaissement des impôts sur le revenu et sur la fortune

• abolition de l’impôt cantonal sur les gains en capital.

 

b) Démantèlement de l’État social

A l’opposé, il y a la «?réforme?» de l’assurance chômage de 2011, qui a mené à une réduction des prestations de 600 millions de francs par année, sur le dos des chômeurs et des chômeuses. Le chômage incompressible qui atteint en Suisse 150’000 personnes est politiquement voulu. Il sert en premier lieu a pousser les salaires vers le bas et à diviser les travailleurs et les travailleuses. Les prestations de l’assurance invalidité ont également été réduites avec la révision 6.a et 6.b. Sous prétexte d’une prétendue «?gradation affinée?», on a réduit les rentes de l’AI d’un montant allant jusqu’à un tiers de la rente. Les personnes concernées, selon notre expérience, ne trouvent même pas un emploi à temps partiel dans le secteur privé ou l’administration malgré leurs efforts inlassables. Aujourd’hui, la «?réforme de la prévoyance vieillesse 2020?» constitue une nouvelle attaque contre les rentes des retraité-e-s. Le Conseil fédéral propose d’élever l’âge de la retraite des femmes, de baisser le taux de conversion dans les caisses de pension, de flexibiliser l’âge de la retraite de 62 à 70 ans, et d’augmenter la TVA. De plus, il faut mentionner que les prestations sociales ont été réduites et que l’aide urgence pour les réfugié-e-s a été baissée de manière drastique. Ce ne sont que quelques exemples de mesures de démantèlement social payées par les classes populaires et les classes moyennes.

Il pourrait en être autrement : l’imposition de 1% sur le chiffre d’affaires des «?Big 15?» amènerait des entrées de plus de 10 milliards de francs à la Confédération. La répartition de la richesse disponible est une question politique et une conséquence logique de la représentation des intérêts au Parlement.

 

LA RICHESSE POUR QUELQUES-UNS

Évidemment, la représentation des intérêts au Parlement a aussi des conséquences sur la répartition de la richesse en Suisse. Le 1% de la population le plus riche possède 58.9% de la fortune nette et donc plus que les 99% restants. Il n’y a qu’à Singapour que la différence entre les 1% les plus riches et le reste de la population est plus grande qu’en Suisse.

En 2013, les 300 plus riches de Suisse possédaient 564 milliards de francs, ce qui signifie que leur fortune a été multipliée plus de 6 fois durant les 25 dernières années. Et celui ou celle qui est riche reste riche : sur les 40 milliards de francs légués en 2010, plus de la moitié s’est écoulée vers des millionnaires. La Suisse est de ce fait à la pointe des pays qui reproduisent le mieux les classes sociales.

 

TOUJOURS PLUS DE PAUVRES

En Suisse, il y a 14.7% d’enfants pauvres. 7.7% de la population, soit 590’000 personnes étaient victimes de la pauvreté en 2012. Le seuil moyen de pauvreté s’élevait pour une personne seule à environ 2’200 francs par mois et pour deux adultes avec deux enfants à environ 4’050 francs. Les moyens de subsistance (nourriture, vêtements, hygiène, mobilité, loisirs, etc.), le loyer et les assurances doivent être payés avec ces montants.

185’800 retraité-e-s suisses reçoivent des prestations complémentaires. Leur rente AVS et leur éventuelle rémunération des caisses de pension ne suffisent pas à couvrir leurs frais minimum. Selon des calculs de Pro Senectute, ce chiffre augmente régulièrement : chaque année, 5’000 personnes dont la rente ne suffit pas à vivre viennent s’y ajouter. Sans les prestations complémentaires de l’AVS, environ 300’000 personnes ne pourraient pas vivre plus ou moins décemment. Il ne faut pas non plus oublier tous ceux et toutes celles qui ne reçoivent pas de prestations complémentaires, car, ne connaissant pas leurs droits, ils et elles ne les font pas valoir.

 

LIBÉRALISATION ET PRIVATISATION

Les conditions sociales ne sont pas dues au hasard. Elles sont la conséquence logique, le produit du régime économique capitaliste, du libre-marché, qui est aujourd’hui promu avec le mot-clé « globalisation ». La privatisation des services publics et la libéralisation sont les politiques au service des profits des entreprises et des possédant-e-s. Pour les travailleurs et les travailleuses, cela signifie une détérioration des conditions de travail et des conditions de vie. C’est ce qui s’est passé à l’hôpital de la Providence à Neuchâtel : après que l’hôpital ait été racheté par le groupe privé Genolier, la convention collective (CCT Santé 21) a été dénoncée et les services non-médicaux et qui ne relèvent pas des soins ont été délocalisés. Avec pour conséquence une baisse des salaires et des réductions de postes. Ceci s’est produit avec l’accord du gouvernement neuchâtelois qui a laissé le groupe Genolier remettre en question la CCT, bien qu’il existe un règlement du Conseil d’État qui précise que la CCT doit être respectée pour accomplir des missions publiques dans la santé. Et ce n’est pas une exception ! Plutôt un exemple de privatisation et de libéralisation dans le sens des diktats capitalistes qu’on appelle aujourd’hui globalisation. Comme si tout cela ne suffisait pas, il faut ajouter que la Suisse est l’un des pays qui protègent le moins contre les licenciements et où le travail intérimaire est le plus développé, rendant les conditions de travail particulièrement précaires.

 

NÉGOCIATIONS NON DÉMOCRATIQUES À L’ÉCHELLE PLANÉTAIRE

Ce que nous connaissons aujourd’hui de la globalisation n’est que le début. Les « accords de libre-échange » en sont la preuve. Depuis 2012, le Conseil fédéral et l’administration fédérale participent avec l’UE – qui englobe 28 pays – et avec 20 autres pays sous la direction des États-Unis, à des négociations sur les accords de libre-échange « Trade in Services Agreement » (TiSA) ou en français « Accord sur le commerce des services »(ACS). Concrètement, l’approvisionnement en eau, la fourniture d’énergie, la finance, la santé et la formation devraient être dérégulés partout dans le monde, c’est-à-dire libéralisés et privatisés. Les conséquences sur les conditions de vie et de travail des salarié-e-s seraient fatales : le nombre de contrats de travail précaires et de travailleurs pauvres (des personnes qui ont besoin de plusieurs emplois pour couvrir leurs besoins vitaux et qui doivent tout de même être soutenues par l’aide sociale) augmenterait. Les négociations, dont le SECO est responsable pour la Suisse, sont menées de manière secrète et non démocratique. Le Parlement suisse, et encore moins le grand public, n’a été informé de l’état des négociations que tardivement, de manière insuffisante et sous la pression de la population. Les pays du Sud (en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie) connaissent depuis des décennies ces politiques qui détruisent leur économie et conduit la population à la misère.

 

LES MULTINATIONALES PORTENT PLAINTE CONTRE LES ÉTATS

Selon ces accords de libre échange, tous les secteurs de services – pour lesquels il y a, à côté des fournisseurs publics, des fournisseurs privés – devraient être soumis aux règles « de la libre et authentique concurrence ». Si ce n’est pas le cas, des multinationales auront le droit de porter plainte contre un État pour « perte de profit ». Les entreprises auront ainsi le même statut juridique que les États nationaux. La plainte ne sera pas traitée par un tribunal public, mais par un tribunal dépendant de la banque mondiale. Ces règlements existent déjà dans certains accords de libre-échange. Deux exemples concrets où des décisions prises démocratiquement par des Parlements ont été annulées : l’entreprise énergétique suédoise « Vattenfall » qui a porté plainte contre l’Allemagne pour ses plans de sortie du nucléaire et Philip Morris qui réclame deux milliards de dollars à l’Uruguay, parce que le pays a durci sa loi sur la fumée.

 

UN MONSTRE SORTI TOUT DROIT D’UN FILM D’HORREUR

Selon la volonté des multinationales, ce sont les « accords de libre-échange » qui devraient construire le futur. C’est pour cela que l’UE négocie avec les USA depuis juillet 2013 le « Transatlantic Trade and Investment Partnership » (TTIP). Il s’agit de la création de la plus grande zone de libre-échange du monde, avec pour objectif la construction d’un espace économique commun pour plus de 800 millions de consommateurs et consommatrices. Le but, sous couvert d’harmonisation des lois de part et d’autre de l’Atlantique, est de maximiser le profit. Cela touche les produits alimentaires et industriels, de même que des domaines comme le droit du travail, la santé ou la protection de l’environnement et du climat. L’étatsunienne Lori Wallach, directrice de « Public Citizen » – la plus grande organisation de protection des consommateurs et consommatrices du monde – et avocate spécialisée dans le droit commercial qualifie le TTIP de « coup d’État au ralenti ». Elle écrit : « L’intention déclarée est de signer dans deux ans un accord qui fonde une zone de libre-commerce transatlantique « Transatlantic Free Trade Area (Tafta) ». Le projet TTIP-TAFTA est comme un monstre sorti tout droit d’un film d’horreur et qui ne peut pas être tué. Car les avantages qu’une telle « OTAN économique » offrirait aux entreprises seraient obligatoires, durables et pratiquement irréversibles ; en effet chaque règle ne pourrait être changée qu’avec l’accord de tous les États signataires. »

 

LES VÉRITABLES RESPONSABLES DE LA DESTRUCTION DE L’ENVIRONNEMENT

Alors qu’il est plus que jamais nécessaire de trouver des solutions à la destruction de la nature, ce vaste projet de libéralisation et de privatisation va donner un pouvoir infini aux multinationales. Dans les pays du Sud, elles pourront continuer à piller les ressources naturelles en toute impunité, avec l’impact tragique sur l’environnement que cela représente. Dans les pays du Nord, elles pourront continuer à promouvoir, dans leur recherche du profit maximal, un mode de vie, de production et de consommation qui met en danger l’équilibre écologique de la planète.

Les multinationales suisses ne sont pas en reste dans cette course pour le contrôle des ressources naturelles. Nestlé, championne de la privatisation de l’eau dans les pays du Sud, Glencore, reine du négoce des matières premières ou encore Syngenta, grande pollueuse des cours d’eau dans le monde entier, sont quelques exemples de l’effet néfaste de l’absence de contrôle des peuples sur ces grandes entreprises.

La destruction de l’environnement est une conséquence directe de la mainmise du capital sur la planète et de sa recherche illimitée de profits. Ces faits ne peuvent plus être contestés par personne. Sous les conditions de la production capitaliste, d’énormes dévastations sont devenues possibles. Nous vivons un processus par lequel la nature, sous l’exploitation du capital, est appauvrie de manière dramatique. Nous ne pouvons pas séparer les problèmes environnementaux de la lutte de classes. Ceci pour la simple raison que l’exploitation de la force de travail et de la nature se fait parallèlement. Nous soutenons que les problèmes environnementaux font partie de la lutte de classes. Ils l’accentuent et l’intensifient. Les problèmes environnementaux ne pourront pas être résolus dans le cadre de capitalisme.

 

L’AUTODÉTERMINATION DES PEUPLES

Le capitalisme est toujours synonyme de guerre. Les multinationales courent après les matières premières et la force de travail bon marché dans les pays du Sud en réalisant d’énormes pillages. Avec des slogans comme «intervention humanitaire », elles dissimulent le vrai visage de leurs agressions. Au cours des dernières années, la situation en Libye, au Mali et en République centrafricaine, entre autre, s’est aggravée à cause de ces interventions. La Syrie et l’Ukraine sont confrontées à des guerres civiles et les pouvoirs impérialistes attisent les violences par un soutien militaire. Nous défendons l’autodétermination des peuples contre les ingérences. Seuls les peuples eux-mêmes peuvent décider de leur développement. Pour cette raison, nous condamnons également le blocus économique de Cuba.

 

LE PLUS GRAND CIMETIÈRE DU MONDE

Depuis la création de l’Union européenne (UE), est menée une politique européenne coordonnée de démantèlement social, de déréglementation des contrats de travail et des systèmes de protection sociale, et de privatisation des entreprises et des services publics. Les conséquences sont une pression sur les salaires due à la concurrence croissante entre les pays, le développement des secteurs de bas salaires, l’augmentation de l’âge de la retraite, le renchérissement de la santé, le chômage des jeunes et de longue durée, la pauvreté croissante, l’augmentation de l’insécurité sociale, un accès plus difficile à la formation et la crainte quant à l’avenir. Une politique que paient les classes populaires et que l’UE implante dans tous les pays européens à travers sa Troïka (BCE, FMI et Commission européenne). La Grèce en est l’exemple le plus parlant.

Officiellement, l’UE est décrite comme une «communauté de valeurs» qui maintient la paix en Europe et dans le monde, qui sert les idéaux de la démocratie et des droits humains et qui garantit la stabilité économique et les progrès sociaux. Tout cela s’est révélé être un énorme mensonge. L’UE est une construction impérialiste qui défend à l’intérieur et à l’extérieur les intérêts capitalistes des multinationales et du capital. A l’intérieur, s’opère un processus de renforcement de la surveillance des citoyens et des instruments de répression étatiques, en particulier sous prétexte de lutter contre le terrorisme. La crise en Ukraine montre que l’UE n’offre pas de protection contre la guerre. Dans le but de défendre les intérêts des puissantes multinationales, l’UE va jusqu’à soutenir des forces ouvertement fascistes et mener des guerres. Aux portes de la « forteresse Europe », des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes meurent chaque année durant leur tentative désespérée de traverser la Méditerranée. A cause de la politique de l’UE, celle-ci est devenue le plus grand cimetière du monde.

 

LE CERCLE SE REFERME !

Pourquoi les gens fuient-ils ? La fuite est souvent leur dernière chance de survie. Ils fuient la pauvreté et la misère, souvent causées par des guerres civiles et des guerres. Des guerres menées pour les intérêts impérialistes de quelques pays et de l’UE. La Suisse aussi profite de ces guerres qui se jouent à l’échelle planétaire. Des entreprises suisses d’extraction pillent depuis des dizaines d’années entre autres d’énormes territoires africains. Elles réalisent des profits gigantesques grâce à l’exploitation honteuse des êtres humains et de la nature, pendant que dans les régions concernées, les hommes et les femmes meurent de faim. Les motifs de fuite de ces personnes sont généralement provoqués par la corruption des dirigeants et les intérêts des multinationales, dont le siège principal se trouve souvent en Suisse. Ce sont les mêmes multinationales qui – comme nous le décrivions au début – sont le mieux représentées au Parlement, pour défendre et imposer politiquement leurs intérêts.

 

NOUS AVONS BESOIN D’UN CHANGEMENT RADICAL

Pourquoi le PST-POP participe-t-il aux élections ? Bien entendu, pour s’opposer à la politique de la droite et pour lutter contre les injustices criantes. Mais cette question mérite une réponse plus approfondie.

 

LA CRISE ET LES RAPPORTS DE FORCE

Depuis longtemps, le capitalisme évolue vers un capitalisme financier. C’est ce que Lénine appelait, déjà en 1917, le stade suprême du capitalisme : l’impérialisme. Cette évolution consiste entre autres en une passation de pouvoir des entreprises individuelles vers de grands groupes industrialo-financiers monopolistes à l’échelle planétaire. Les décisions sont prises toujours plus par des financiers et des financières éloigné-e-s du lieu et de la réalité sociale et politique de la production, ce qui constitue à l’évidence un facteur négatif. Le capital est devenu supranational. Dans un tel système, il est logique que la crise ait débuté comme crise financière, avant de s’étendre aux autres secteurs de l’économie. Néanmoins, la résolution de la crise n’est pas à chercher dans un retour à un capitalisme national plus « familial ». Ceci ne serait en effet ni souhaitable, ni possible, car la crise actuelle, comme d’autres dans l’histoire du capitalisme, est une crise structurelle du système. Ses causes ne sont pas à trouver dans des erreurs ou dans une mauvaise gestion de quelques financiers sans scrupules, mais sont contenues dans la nature même du capitalisme et dans ses contradictions internes. Il s’agit d’une crise de surproduction et de suraccumulation du capital, qui se résoudra, en fonction des rapports de force, soit par une adaptation du système (qui provoquera à son tour de nouvelles crises – comme l’histoire l’a montré), soit par une nouvelle organisation de la production

 

L’ACCENTUATION DES CONTRADICTIONS

Jusqu’à présent, les mesures prises pour résoudre la crise sont imposées par le grand capital et ses représentant-e-s politiques et ont pour but de sauver le système capitaliste. Ce sont les salarié-e-s, les petit-e-s indépendant-e-s, les chômeurs et les chômeuses, la majorité des retraité-e-s et beaucoup de jeunes qui en supportent les conséquences. De cette manière, les conditions de travail et de vie de beaucoup de gens en Europe et en Suisse ont fortement changé. Ceux qui ont encore un travail sont sous pression. Aujourd’hui, même des parties des classes populaires et des classes moyennes dont la situation était meilleure ces dernières années s’appauvrissent. Les jeunes générations sont particulièrement touchées. Pour beaucoup, et ce parfois malgré leur bonne formation, la situation est pire que celle de leurs parents et de leurs grands-parents, alors qu’en même temps, la richesse produite par toute la société est toujours plus grande.

Cette situation mène à une accentuation des contradictions sociales. Un coup d’œil à la propriété et à l’évolution des salaires en Suisse en est une preuve. Pour nous, ces contradictions ne peuvent pas être résolues dans le cadre du système capitaliste. Comme le disaient Karl Marx et Friedrich Engels en répondant à la question de savoir comment la bourgeoisie surmontait ses crises : «D’un côté en imposant la destruction massive de forces productives ; de l’autre, en conquérant de nouveaux marchés et en exploitant plus à fond d’anciens marchés. Comment, par conséquent ? En préparant des crises plus générales et plus puissantes et en réduisant les moyens de les prévenir. » (1848, Manifeste du parti communiste).

 

A QUI APPARTIENT LE MONDE ?

Mais la résistance contre la barbarie du capitalisme se forme – en Suisse également ! La grève du personnel soignant de « La Providence » à Neuchâtel, du personnel de « Spar » dans la commune argovienne de Dättwill, dans les carrières au Tessin et des Transports publics genevois (TPG) sont des exemples récents de luttes qui prouvent l’envie des travailleurs et des travailleuses de se battre pour leurs droits et pour le maintien d’un service public de qualité. Dans différentes régions, nous trouvons toujours des comités locaux qui luttent contre la fermeture ou la privatisation des services publics. De tout cela, la population sait peu de choses, car la presse bourgeoise en parle seulement de manière marginale, si elle en parle !

Dans beaucoup de pays, les gens se battent pour leurs droits, résistent contre le fait que la population doive supporter les conséquences de la crise. Les grèves générales, dans les pays d’Europe du Sud en particulier, ont montré qu’il est possible de résister aux offensives du capital. « Indignez-vous !» est devenu un signal pour des centaines de milliers de jeunes. « A qui appartient le monde et qui le dirige ? » La question de la propriété est de plus en plus posée et le capitalisme de plus en plus accusé. Nous soutenons que la propriété privée des moyens de production est la base de la domination capitaliste.

 

DES RÉPONSES RÉACTIONNAIRES

Face à cette montée de la colère populaire, la classe dirigeante utilise le nationalisme, l’égoïsme, le racisme et la haine des migrant-e-s pour orienter la protestation populaire dans le sens d’une réponse réactionnaire à la crise. En Suisse, les partis et les revendications populistes gagnent du terrain depuis des années. Le dernier exemple est l’initiative Ecopop, à classer parmi les initiatives xénophobes qui empoisonnent la Suisse depuis les années 70. Dans toute l’Europe, l’extrême droite et parfois les forces fascistes gagnent du terrain. Ce développement dangereux doit être combattu de manière décidée et conséquente. Le renforcement des forces de gauche progressistes et démocratiques est nécessaire.

 

SUR LA BASE DU MARXISME

Comme le disait Rosa Luxembourg il y a plus de 100 ans : « Socialisme ou barbarie ! » Dans la lutte contre la barbarie et pour le socialisme, nous nous attachons aux conditions de vie et aux intérêts objectifs des gens. Les personnes touchées par la crise, le racisme et la xénophobie doivent se battre pour leurs intérêts. Le PST-POP considère qu’une de ses tâches principales est de les mobiliser pour la lutte commune. De ce fait, la lutte extra-parlementaire, tout comme le renforcement de l’organisation et de la disponibilité au combat du mouvement ouvrier et des mouvements sociaux, sont des éléments centraux de notre travail.

Il ne s’agit pas seulement d’une réforme de l’économie, de l’État ou des structures sociales, pour éliminer les effets négatifs du capitalisme. Il s’agit de transformer la société. Pour cela, le Parti suisse du Travail (PST) se fonde sur les bases du marxisme. Notre but est la construction d’une société nouvelle, socialiste, c’est-à-dire la nationalisation des principaux secteurs de l’économie (notamment les banques), une économie qui fonctionne pour le bien de toutes et de tous et non pour les profits de quelques-un-e-s et une démocratie réellement populaire, à partir des lieux de travail, où le pouvoir appartient vraiment au peuple et non à quelques lobbys privés. Mais nous ne voulons pas en rester là. Notre idéal est la société communiste, c’est-à-dire une société sans classe, dans laquelle la vie a un sens pour tout le monde, dans laquelle l’exploitation de l’homme par l’homme, la domination et l’aliénation sont supprimées et où l’équilibre écologique est reconstitué.

Les valeurs de cette société seront l’égalité des droits, le respect mutuel, la paix et l’absence de contrainte et de misère. Dans ce sens, nous sommes un parti révolutionnaire, qui se distingue de tous les autres partis politiques en Suisse. Cette révolution sociale sera le résultat d’un long combat d’un large mouvement populaire, qui restera fidèle aux principes de l’unité et de la solidarité entre les travailleurs et travailleuses du monde entier. C’est pourquoi la solidarité internationale est une valeur fondamentale du Parti suisse du Travail. Nous nous opposons aux guerres impérialistes. Nous condamnons toute tentative d’imposer l’hégémonie néo- coloniale et de s’approprier les ressources qui appartiennent aux peuples.

 

POUR TOUTES CES RAISONS !

Les élections fédérales ne sont pas un but en soi pour le PST, mais une opportunité parmi d’autres de s’engager pour une transformation de la société. Nous voulons donner une voix aux travailleurs et aux travailleuses, ainsi qu’à tous ceux et à toutes celles qui n’ont aujourd’hui pas de véritable représentation au Parlement. Car malgré quelques nuances, tous les partis présents au Parlement soutiennent le système capitaliste, qui exploite impitoyablement les êtres humains et la nature au nom du profit.

La lutte parlementaire ne résoudra pas les problèmes du capitalisme. Mais elle permet de faire mieux entendre les revendications de la population, des travailleurs et des travailleuses et éventuellement d’obtenir des améliorations. En même temps, les intérêts qui sont représentés au Parlement peuvent être mieux démasqués et combattus. Nous voulons montrer que même dans la riche Suisse, il y a des forces qui ne soutiennent pas la dictature du capital. Pour toutes ces raisons, le Parti suisse du Travail participe aux élections. Comme disait Lénine : « Utilisons le terrain parlementaire pour notre cause révolutionnaire ! »

 

REVENDICATIONS 

TRAVAIL

Comme la richesse sociale est fondée sur le travail, celui-ci est pour nous un droit fondamental pour tous les êtres humains. Chaque travail est important et a la même valeur. Nous voulons supprimer l’exploitation de l’homme pas l’homme.

Le PST défend l’instauration d’un nouveau Code du travail, avec notamment l’institution d’un Tribunal du travail.

Concrètement, nous revendiquons :

• l’application de l’égalité entre les salaires des hommes et des femmes ;

• l’introduction d’un salaire décent d’au minimum 4000 francs par mois (22 francs de l’heure) et d’un salaire minimum pour les apprenti-e-s ;

• l’introduction d’un salaire maximum ;

• l’introduction de la semaine de 35 heures, sans réduction de salaire, mais avec engagement de personnel ;

• aucune déréglementation des horaires des magasins. Une harmonisation à l’échelle nationale peut se faire seulement à condition de limiter les ouvertures des magasins pour un maximum de 11 heures par jour ;

• l’abolition de la précarité, c’est-à-dire l’établissement d’une véritable protection contre le licenciement pour toutes et pour tous, le droit à la réintégration et l’interdiction du travail intérimaire, du travail sur appel et du salaire au mérite ;

• le renforcement de la protection de la santé et de la sécurité au travail, notamment en renforçant les contrôles sans préavis et les sanctions vis-à-vis des entrepreneurs et des entrepreneuses ;

• ’obtention du droit de se réunir en assemblée du personnel pendant le temps de travail, d’élire des délégués syndicaux d’entreprise et le droit de grève étendu.

Et nous ne renoncerons pas…
avant que, dans la société socialiste, le travail ne serve plus à enrichir un petit nombre par l’exploitation des êtres humains et de la nature, mais à assurer le bien-être de toutes et de tous.

 

SÉCURITÉ SOCIALE

Les rentes et les assurances sociales ne sont pas une aumône, mais un droit garanti par la Constitution. La santé n’est pas un bien de luxe que seule une minorité peut s’offrir.

Concrètement, nous revendiquons :

• l’arrêt immédiat du démantèlement des assurances sociales et la nationalisation de tout le système de sécurité sociale pour le mettre sous contrôle démocratique ;

• une santé publique, gratuite et de proximité ;

• l’intégration du 2e pilier (caisses de pension) dans le premier (AVS) et ainsi l’introduction de retraites populaires, de même qu’une facilitation de la retraite anticipée pour les métiers pénibles ;

• des crèches et des garderies gratuites ;

• un congé parental d’une année, partagé entre les deux parents avec garantie de salaire et de retour à l’emploi ;

• l’instauration d’une assurance de soins dentaires.

et nous ne renoncerons pas…
avant que, dans la société socialiste, tous les êtres humains vivent dans la dignité et que l’inquiétude quant aux soins pour ses proches prenne fin.

 

LOGEMENT

Les logements existent pour y habiter et non pour augmenter démesurément les profits des propriétaires immobiliers. Le logement à un prix abordable est un droit fondamental et la qualité du logement, étroitement liée à celle de la vie et de la santé, doit être garantie.

Concrètement, nous revendiquons :

• la fin des expulsions ;

• le contrôle des loyers par l’État avec obligation de créer un nombre suffisant de logement à loyer modéré ;

• l’interdiction de la spéculation sur les logements et les terrains ;

• un droit général de préemption à la valeur officielle pour les communes et les coopératives d’habitation lors de ventes d’immeubles et de terrains à bâtir ;

• la nationalisation et le contrôle démocratique de la propriété foncière ;

• la création de logements pour les étudiant-e-s et apprenti-e-s.

et nous ne renoncerons pas…
avant que, dans la société socialiste, le droit de disposer des terres ne soit transformé en simple droit d’utilisation.

 

FORMATION

Les institutions de formation sont le reflet de la société. On a tendance à enseigner ce qui sert à l’économie. Cela contraste avec une éducation émancipatrice qui nous permettrait de surmonter l’exploitation et la domination de classe.

Concrètement, nous revendiquons :

• un soutien financier accru de l’État pour les institutions publiques de formation;

• une aide ciblée pour les enfants et les familles des travailleuses et travailleurs et des migrant-e-s ;

• l’interdiction de l’influence de l’économie privée sur le contenu de la recherche et de l’enseignement ;

• une formation gratuite pour toutes et tous de l’école enfantine à la fin des études supérieures ;

• un minimum de deux jours d’école par semaine pour les apprenti-e-s ;

• l’introduction d’une formation politique à tous les niveaux de l’enseignement ;

• l’éducation sexuelle dès les classes primaires ;

• un octroi facilité d’une bourse d’étude pour les étudiant-e-s et les apprenti-e-s ;

• une augmentation du nombre de places d’apprentissage ;

• plus de droits pour les apprenti-e-s et une meilleure protection de ceux- et celles-ci ;

• une augmentation du corps enseignant dans les écoles primaires et secondaires ;

• une prévention active dans les écoles contre l’alcool, la drogue et le tabac ;

• une école laïque.

et nous ne renoncerons pas…
avant que, dans la société socialiste, la formation ne soit plus au service des intérêts économiques, mais serve à la formation de la personnalité et de la société.

 

RÉPARTITION DES RICHESSES

La répartition inégale de la richesse est le signe le plus apparent du capitalisme. Un petit nombre possède la plus grande partie, beaucoup n’ont presque rien. Le monde a la tête en bas. Nous l’aiderons à se remettre sur les pieds.

Concrètement, nous revendiquons :

• l’augmentation de l’impôt sur les bénéfices des sociétés de capitaux ;

• l’augmentation de l’impôt sur le capital des sociétés de capitaux ;

• une importante augmentation de l’impôt sur les gains immobiliers ;

• l’introduction d’un impôt sur les transactions financières ;

• l’introduction d’un impôt fédéral sur les successions ;

• l’harmonisation des taux d’imposition des communes et des cantons;

• la nationalisation et le contrôle démocratique, dans un premier temps, des banques et des compagnies d’assurance ;

• une hausse des impôts sur les grosses fortunes.

et nous ne renoncerons pas…
avant que, dans la société socialiste, les riches ne soient plus riches et les pauvres ne soient plus pauvres !

 

SOUVERAINETÉ DÉMOCRATIQUE

Nous vivons dans la dictature des banques et des multinationales. La plupart des gens n’ont rien à dire. Des changements radicaux sont nécessaires. Les décisions économiques doivent également être prises de manière démocratique.

Concrètement, nous revendiquons :

• l’indépendance des autorités suisses face aux instances supranationales comme l’UE et l’OTAN ;

• le maintien de la Suisse dans la CEDH ;

• la fin des négociations sur les accords de libre-échange, entre autres de l’ACS ;

• le maintien de la Suisse hors de l’Union européenne néolibérale et impérialiste ;

• une renégociation de tous les accords bilatéraux avec l’UE, afin qu’ils soient dans l’intérêt des classes populaires et non pas dans ceux de la place financière et des grand-e-s industriel-le-s ;

• la protection des lanceurs et des lanceuses d’alerte.

et nous ne renoncerons pas…
avant que la démocratie socialiste règne, et que la démocratie ne soit plus le privilège de quelques-un-e-s qui ont beaucoup d’argent.

 

SOLIDARITÉ INTERNATIONALE

La solidarité internationale est une valeur fondamentale du Parti suisse du Travail. Nous voulons une Suisse qui s’engage pour que le fossé entre riches et pauvres à l’échelle mondiale s’amenuise, ainsi que pour la paix au lieu de la guerre.

Concrètement, nous revendiquons :

• la fin de toute collaboration de l’armée suisse avec notamment les armées de l’OTAN, d’Israël et des monarchies du Golfe persique. L’armée suisse doit retirer immédiatement tous ses soldats de l’étranger, en particulier du Kosovo ;

• la fin de la participation de la Suisse aux projets de police et d’armée européenne ;

• le soutien aux mouvements démocratiques dans les pays du tiers monde ;

• des relations commerciales équitables avec les pays en développement et les pays émergents ;

• une coopération au développement à hauteur d’au moins 1% du produit national brut ;

• l’interdiction de la spéculation sur les matières premières ;

• la reconnaissance de l’État palestinien par la Suisse ;

• la fin du blocus économique contre Cuba ;

• la condamnation des multinationales ayant un siège en Suisse et ne respectant pas les droits humains à l’étranger.

et nous ne renoncerons pas…
avant que, dans la société socialiste le risque de guerre soit banni et qu’il y ait une solidarité réelle avec les peuples opprimés.

 

MÊMES DROITS POUR TOUTES ET TOUS

Le sexisme est l’oppression qui hiérarchise les sexes en créant des classes distinctes, une classe sexuelle productrice et une classe sexuelle reproductrice, exploitées de façon différente. Ce modèle est imposé à chacune et chacun, et tout écart est réprimé socialement et légalement.

Concrètement, nous revendiquons :

• le droit pour chacune et chacun à disposer de son propre corps, en garantissant notamment l’accès à la contraception et à l’interruption de grossesse ;

• la protection contre les violences et les discriminations basées sur le sexe, l’orientation sexuelle et l’identité de genre ;

• la fin des discriminations légales des couples et des parents homosexuels ;

• la fin de la psychiatrisation des transidentités et la reconnaissance légale du genre vécu sans stérilisation forcée ;

• le droit à l’autodétermination du genre pour les personnes intersexes et transsexuelles et l’accès à un traitement médical si désiré ;

• instauration du mariage pour tous et pour toutes.

et nous ne renoncerons pas…
avant que, dans la société socialiste, le sexisme, l’homophobie et la transphobie ne soient plus que le souvenir d’un lointain passé.

 

UNE SUISSE OUVERTE POUR TOUTES ET POUR TOUS

Le racisme contribue au maintien du pouvoir. Les boucs émissaires servent à diviser les travailleuses et les travailleurs et à détourner la population des vrais problèmes.

Concrètement, nous revendiquons :

• le droit de vote et d’éligibilité pour toutes les personnes vivant en Suisse ;

• le passeport suisse pour toutes les personnes nées en Suisse ;

• la légalisation des sans-papiers, car personne n’est illégal ;

• un véritable droit d’asile, fondé sur des principes de sincère solidarité entre les peuples, ce qui implique une sortie des traités de Schengen et de Dublin ;

• une Suisse ouverte pour les réfugié-e-s et des lieux d’accueil adéquats pour les migrant-e-s ;

• la libre circulation des personnes en provenance du monde entier, et pas seulement des pays européens comme le veut l’UE ;

• le droit à un travail pour toute personne vivant en Suisse.

et nous ne renoncerons pas…
avant que, dans la société socialiste, le racisme et la xénophobie ne soient plus que le souvenir d’un sombre passé.

 

ENVIRONNEMENT

Les causes des problèmes environnementaux sont la recherche du plus grand profit le plus vite possible, ainsi que l’exploitation sans égard pour la nature, sous les ordres du grand capital. Un environnement sain est un bien appartenant à tous les êtres humains et doit donc être conservé.

Concrètement, nous revendiquons :

• pas de privatisation de ressources vitales comme l’eau et l’électricité ;

• la sortie immédiate du nucléaire et la socialisation et le contrôle démocratique du secteur de l’énergie ;

• des investissements de l’État dans les projets de recherches sur les énergies renouvelables ;

• les accords énergétiques avec l’UE doivent garantir une collaboration pour la distribution écologique de l’énergie en Europe ;

• l’utilisation gratuite des transports publics locaux pour toutes et pour tous ;

• un encouragement au transport par voie de chemin de fer, plutôt que par la route ;

• un contingentement du trafic commercial aux capacités écologiques et aux infrastructures existantes. En aucun cas, nous n’acceptons un nouveau tunnel au Gothard ;

• une diminution drastique de l’emploi de pesticides.

et nous ne renoncerons pas…
avant que, dans la société socialiste, l’économie planifiée ait assuré une juste répartition des biens et des ressources naturelles.

 

 

AGRICULTURE

Les décisions en matière d’agriculture et d’alimentation sont déterminées en grande partie par des accords commerciaux multi- ou bilatéraux. Nous voulons que les paysan-ne-s et la population suisse soient en mesure de décider souverainement du type d’aliments qu’ils et elles veulent consommer.

Concrètement, nous revendiquons :

• une agriculture paysanne diversifiée et nourricière qui tienne compte de nos ressources naturelles notamment du sol, protège nos semences et renonce aux OGM ;

• une aide de l’État aux petits paysan-ne-s pour qu’ils puissent payer leurs employé-e-s au moins 4’000 francs par mois pour 160 heures de travail ;

• une production agricole qui puisse viser à la souveraineté alimentaire, en fixant les prix pour que tous les paysan-ne-s puissent vivre dignement et en augmentant les protections pour les denrées indigènes;

• des standards de production définis selon les exigences des consommateurs et des consommatrices et des producteurs et des productrices et aucunement par les dirigeants de l’UE. Par conséquent, nous voulons que la Suisse abandonne le principe du Cassis de Dijon ;

• un accès à une alimentation saine et suffisante pour toutes et tous.

et nous ne renoncerons pas…
jusqu’à ce que, dans la société socialiste, l’agriculture soit en harmonie avec la nature et la population locale.

 

 

CULTURE

Dans une société de classe, la politique culturelle a aussi un caractère de classe. A cela, il faut opposer une culture démocratique.

Concrètement, nous revendiquons :

• l’accès gratuit à l’enseignement de la musique, de la danse, de la peinture et des activités artistiques en général ;

• une répartition plus équitable du soutien public à la culture ;

• un encouragement plus important pour les jeunes artistes par l’offre de formations adaptées ;

• la création d’espaces culturels autogérés ;

• un soutien accru de l’État aux manifestations culturelles ;

• une garantie de l’accès à la culture pour toutes et pour tous.

et nous ne renoncerons pas…
avant que, dans la société socialiste, l’art et la culture ne soient devenus des moyens d’épanouissement de réflexion sur le développement social.

 

ARMÉE

Les guerres d’agressions et les ingérences militaires dans d’autres pays, quels que soient les prétextes invoqués pour les justifier, ne servent que les intérêts étroits des classes dirigeantes et les peuples en sont toujours les premières victimes. Pour cette raison, en tant que parti qui s’est toujours engagé pour la paix, le PST-POP s’oppose à la course aux armements, à l’ingérence dans d’autres pays, ainsi qu’à la participation de l’armée suisse à des guerres impérialistes, comme certains le souhaitent actuellement. Il faut défendre et développer une politique de la paix globale.

Concrètement, nous revendiquons :

• la suppression de la taxe militaire ;

• le rapatriement des troupes suisses à l’étrangers ;

• l’interdiction de l’importation et de l’exportation de matériel de guerre ;

• une réduction du budget militaire ;

• la promotion de la paix.

Et nous ne renoncerons pas…
avant que, dans la société socialiste, la fraternité entre les peuples soit enfin devenue réalité et qu’on ne rencontre de guerres que dans les livres d’histoire.



Affiche 2015

Affiche du POP Bernois pour les élections nationales du 18 octobre 2015.

Eloge de la dialectique

L’injustice aujourd’hui s’avance d’un pas sûr.
Les oppresseurs dressent leurs plans pour dix mille ans.
La force affirme: les choses resteront ce qu’elles sont.
Pas une voix, hormis la voix de ceux qui règnent,
Et sur tous les marchés l’exploitation proclame: c’est maintenant que je commence.
Mais chez les opprimés beaucoup disent maintenant :
Ce que nous voulons ne viendra jamais.

Celui qui vit encore ne doit pas dire : jamais!
Ce qui est assuré n’est pas sûr.
Les choses ne restent pas ce qu’elles sont.
Quand ceux qui règnent auront parlé,
Ceux sur qui ils régnaient parleront.
Qui donc ose dire: jamais ?
De qui dépend que l’oppression demeure? De nous.
De qui dépend qu’elle soit brisée? De nous.
Celui qui s’écroule abattu, qu’il se dresse!
Celui qui est perdu, qu’il lutte !
Celui qui a compris pourquoi il en est là, comment le retenir?
Les vaincus d’aujourd’hui sont demain les vainqueurs
Et jamais devient: aujourd’hui.

Bertolt Brecht
(traduction Maurice Regnaut)


Umsetzung hindernisfreier öffentlicher Raum

Redebeitrag von PdA-Stadtrat Daniel Egloff an der Stadtratssitzung vom 29. Oktober 2015

Endlich geht etwas. Es hat lange gedauert, und es ist bezeichnend, dass es ein Behindertengleichstellungsgesetz von einer höheren Ebene braucht, damit die Stadt Massnahmen ergreift, welche schon lange nötig gewesen wären.
Wer mit irgendeiner Beinträchtigung in der Stadt Bern unterwegs ist, weiss, wie mühsam dies immer noch ist. Andere Städte sind uns da weit voraus. Eine junge Frau aus Zürich mit einer Sehbehinderung erzählte mir, wie überrascht sie war, als sie feststellte, dass es in Bern nicht mal an den wichtigsten neuralgischen Punkten bei den Lichtsignalen eine akustische Signalisation gibt. Zum Beispiel beim Hauptbahnhof sind nicht alle Zebrastreifen entsprechend eingerichtet. Sonderbar mutet dasselbe Problem bei der Bushaltestelle Unitobler an, welche doch die nächstgelegene Haltestelle vom Blinden- und Behindertenzentrum ist, sowie bei der Tramhaltestelle Holenacker beim Wohnheim Acherli. In Zürich sei dies ganz anders und die genannte junge Frau kennt dort keine Lichtsignalanlage, die nicht auf Knopfdruck auch akustisch informiert.

Wie in den letzten Jahrzehnten an den Anliegen von Menschen mit einer sogenannten Behinderung vorbei gedacht wurde, zeigen verschiedene erstellte Grossprojekte.
Besonders stossend ist es, dass die Haltestellen auf der Strecke des Tram Bern West, welches zwischen 2008 und 2010 gebaut wurde, also vier Jahre nach In-Kraft-Treten des Behindertengleichstellungsgesetzes, nicht den nötigen Anforderungen entspricht und die damit verbundenen Lichtsignalanlagen ebenfalls nicht. Gleiches trifft übrigens auch auf die Perronanlage unter dem Baldachin zu.

Ich möchte hiermit den Behindertenverbänden herzlich danken, die seit Jahren unermüdlich für eine bessere Zugänglichkeit der Stadt Bern kämpfen. Dies hilft schlussendlich nicht nur Menschen mit einer sogenannten Behinderung, sondern auch allen anderen. Ein flacher Zugang ohne Stufe zu Tram und Bus verhindert nicht nur Unfälle, sondern hilft auch Familien mit Kindern (ob im Kinderwagen oder zu Fuss) und Seniorinnen und Senioren.

Und offenbar ist man nicht viel klüger geworden, wenn nur dem hohe Dringlichkeit zugestanden wird, was gesetzlich so vorgegeben wird. Das ist meines Erachtens zynisch. Die existierenden Hindernisse, welche sehr vielen Menschen das Leben massiv erschweren, müssen lieber heute als morgen beseitigt werden.

Trotzdem werden wir diesen Bericht wohlwollend zur Kenntnis nehmen und natürlich dem Kredit zustimmen.

Daniel Egloff, Partei der Arbeit, 29. Oktober 2015 pdf


PETITION PDA BERN 1.MAI FREI!

Partei der Arbeit fordert Tag der Arbeit als Feiertag ein!

Die Partei der Arbeit des Kantons Bern lanciert am 1.Mai eine Petition an den Regierungsrat des Kantons Bern zur Einführung des 1. Mai als Feiertag im ganzen Kanton und fordert ihn auf, sich für eine einheitliche Lösung auf Bundesebene im Sinne der ArbeiterInnenbewegung einzusetzen.

ÜBERGABE DER 1.MAI-FREI-PETITION
Am 28. September 2015 haben wir unsere 1.Mai-frei-Petition mit 1771 Unterschriften der Staatskanzlei übergeben. Wir bedanken uns bei allen, die gesammelt haben.

NEIN ZUR PETITION «TAG DER ARBEIT ALS FEIERTAG!»
Der Regierungsrat des Kantons Bern lehnt eine Petition der Partei der Arbeit ab, die verlangt, dass der 1. Mai zu einem öffentlichen Feiertag erklärt wird. Der Regierungsrat anerkennt die Errungenschaften der Arbeiterbewegung. Der 1. Mai gilt für Arbeitnehmerinnen und Arbeitnehmer als Symbol dafür. Bauern und selbständig Erwerbende hingegen, ebenfalls eine grosse Bevölkerungsgruppe im Kanton Bern, fühlen sich vom Tag der Arbeit weniger angesprochen. Für den Regierungsrat liegt es deshalb nicht im Interesse der gesamten Bevölkerung, den 1. Mai als Feiertag zu bezeichnen. Schliesslich wäre die Einführung eines zusätzlichen, bezahlten Feiertags mit beträchtlichen Kosten für die Wirtschaft verbunden.


PETITION „1. MAI FREI“

Medienmitteilung der Partei der Arbeit Bern

Sehr geehrte Medienschaffende

Unsere Petition „1. Mai frei“ für den Tag der Arbeit als Feiertag im Kanton Bern ist bei der Staatskanzlei eingereicht worden. 1771 Unterschriften sind zusammengekommen.


DAS MÄRCHEN DER LINKEN STADT BERN, AM BEISPIEL DER BUDGETDEBATTE

PdA-Vertreter Daniel Egloff berichtet aus dem Stadtrat:

„Emotionslose“ Budgetdebatte?

Das Wort ‚Budgetdebatte‘ klingt schon langweilig. Und wenn dann die Medien noch voraussagen, die Budgetdebatte werde wohl emotionslos und ruhig vonstatten gehen, droht einem das Gesicht einzuschlafen. In Wahrheit wird mit dem Budget entschieden, für was wie viel Geld ausgegeben wird. Es ist also nichts anderes als der Verteilungskampf fürs nächste Jahr. Interessant an sich ist schon, dass die Finanzen und somit die Oberherrschaft über das Geld fast überall in der Hand der Bürgerlichen sind. Ebenfalls interessant war das Schlusswort ebendieses Geldverwalters zum Budget der Stadt Bern 2016. Zusammengefasst: Er habe ein gutes Budget präsentiert, aber das Parlament habe seine Verantwortung nicht wahrgenommen und sein wunderbares Budget kaputt gemacht.

Dass also die Geldverteilung fürs nächste Jahr keinen harten Kampf zwischen rechts und links auslöst, scheint auf den ersten Blick ziemlich sonderbar. In Wahrheit ist dies nur ein Ausdruck des Filzes in der Stadt Bern. Dieses Budget entsprach irgendwie allen: Den Bürgerlichen mit einer „schwarzen Null“, also einem ausgeglichenem Ergebnis, welches Voraussetzung wäre für eine Steuersenkung im nächsten Jahr, und den GemeinderätInnen von SP und Grünen mit der Aussicht auf 30 neu zu schaffende Stellen.
Dass die SVP mehr Polizei und die FDP eine Steuersenkung schon in diesem Jahr forderten, gehörte zum üblichen Theater.

Sollen Stellen bei der Strassenreinigung abgebaut werden?

Dabei zeigten die Vorstösse der Freien Fraktion – AL/GPB-DA/PdA+, dass es durchaus einen Verteilungskampf zu führen gäbe. Statt Geld für Grossanlässe auszugeben, könnten z.B. Stellen beim Tiefbauamt erhalten werden.

Den Stellenabbau gerade bei den ArbeiterInnen von der Strassenreinigung fand immerhin die SP auch nicht ok, und sie unterstützte den Antrag der PdA . Die Grünen verstanden jedoch die Welt nicht mehr: Es würde ja niemand entlassen werden. Sie hätten da extra beim Tiefbauamt nachgefragt: Die aktuellen StelleninhaberInnen würden pensioniert. Bei sowenig Bewusstsein für die Lage der Arbeiterschaft kann es ja nicht verwundern, dass den Grünen in diesem Herbst schlechte Wahlchancen prognostiziert werden. Somit hatte der PdA-Antrag im Stadtrat keine Chance.

Werbeplakate statt öffentliche Stadtpläne

Aber auch die zunehmende Kommerzialisierung stört die „Linke“ in der Stadt kaum. So kalkuliert die Stadt mit immer mehr Einnahmen durch Werbung im öffentlichen Raum und es müssen nun auch noch die letzten öffentlichen Stadtpläne der Werbefläche weichen. Der Antrag der PdA, diese Karten zu erhalten und auf die entsprechenden Werbeeinnahmen halt zu verzichten, traf auf gar keine Gegenliebe im Parlament. Erstaunlich ist dabei: noch vor kurzer Zeit hatte das gleiche Parlament entschieden, dass man in der Innenstadt die Stadtpläne wieder aufhängen sollte. Entweder leidet dieser Stadtrat unter einer kollektiven Amnesie, oder die Aussenquartiere, wo der Mainstream-Tourismus weniger eine Rolle spielt, interessieren die Mehrheit einfach nicht.

Längere Öffnungszeiten in den Freibädern ohne Mehrkosten?

An einer früheren Sitzung war ein Vorstoss praktisch ohne Widerstand angenommen worden, der längere Öffnungszeiten in den städtischen Freibädern forderte. Jetzt zeigte sich aber plötzlich, dass das dafür benötigte Geld gar nicht budgetiert war. Stattdessen sollten doch die Angestellten mehr Flexibilität an den Tag legen, denn es gäbe doch genügend Schlechtwettertage, an welchen die Badeanstalt geschlossen sei. Den Preis für längere Öffnungszeiten sollen also die Angestellten bezahlen! Ein Kompromissvorschlag der SP wurde schlussendlich angenommen, wobei das nun gesprochene Geld nicht reicht, um diese zusätzlichen Öffnungszeiten voll zu finanzieren.

Ein persönliches Fazit

Seit Jahren verbreiten die bürgerlichen Medien, dass es in der Stadt eine linke Mehrheit gäbe. Dies ist ein schönes Märchen für die Bürgerlichen und SozialdemokratInnen; ich selber sehe für die Linke eher ein Desaster.

Daniel Egloff, Partei der Arbeit Bern, 17. September 2015 pdf


Betreuung von Bewohnenden der Zivilschutzanlage Hochfeld durch die Firma ORS Service Ag – Situation weiterhin sehr unbefriedigend!

Dringliche Interpellation Freie Fraktion
(Mess Barry parteilos und Daniel Egloff PdA)

Uns wurde zugetragen, dass in der Asylunterkunft Hochfeld in mindestens einem Fall jemand vor und nach einer Operation nicht die nötige Betreuung erhalten hat. Niemand hat sich um diese Person gekümmert, sich nach ihrem Wohlbefinden erkundigt und sie bei der Kommunikation mit dem Spital unterstützt. Die Person musste sich direkt nach der Operation selber um die eigene Versorgung mit Lebensmitteln kümmern, und was besonders stossend ist, sie musste direkt nach der Rückkehr aus dem Spital weiterhin in der Massenunterkunft übernachten, statt in einem in solchen Fällen vorgesehenen Vierbettzimmer. Fragt sich, wofür die Firma ORS Service AG eigentlich Geld erhält? Und ob die Stadt Bern solche menschenunwürdigen Zustände hinnimmt? Auf die dringliche Interpellation 2014.SR.000224 antwortete der Gemeinderat, dass „unterirdische Zivilschutzanlagen sich für die längerfristige Unterbringung von Asylsuchenden nicht eignen“ und sich die Stadt Bern dafür einsetzt, „dass die Belegung im Hochfeld mit Beruhigung der Lage kontinuierlich auf das geplante Ziel gesenkt wird. Sodann setzt der Gemeinderat alles daran, die dem Kanton zugesicherten 80 Plätze zur Unterbringung von Asylsuchenden in der Phase 1 oberirdisch anzubieten.“ Offenbar hat sich aber die Situation nicht entsprechend entwickelt – wie erklärt dies der Gemeinderat? 


INITIATIVE „WALD-STADT – NEIN DANKE“

Intervention der PdA Bern an der Stadtratssitzung vom 2. Juli 2015

Für die PdA sind die Wälder der Stadt Bern entscheidend für die Lebensqualität in der Stadt, einerseits als Naherholungsgebiet, andererseits als natürliche Klimaanlage. Gerade an solchen Hitzetagen wie heute zeigt sich, wie wichtig die Wälder für ein angenehmeres Klima in der Stadt sind. Zudem muss, wer solche Naherholungsgebiete zur Verfügung hat, nicht nach Meikirch fahren um zu spazieren und verursacht somit auch weniger Emissionen. D.h. die Wälder der Stadt Bern sind nicht nur direkt gut fürs Klima, sondern haben auch indirekt eine wichtige Wirkung.

Dies sind nicht nur Lippenbekenntnisse, sondern wir meinen das ernst. Darum unterstützt die PdA die Initiative „Wald-Stadt – Nein Danke“ schon seit längerem und hat ihren Mitgliedern empfohlen, diese auch zu unterschreiben.

Nun zur Abstimmungsbotschaft: Da steht, dass „eine solche Stadterweiterung ohnehin nicht zulässig sei“ und dass der Gemeinderat „keine Möglichkeit sieht, die Idee weiterzuverfolgen“. Also chancenlos? Dies, nachdem das Projekt über mehrere Jahre mit luftig promotet wurde? Zweifel sind da wohl erlaubt! Eventuell gibt es ja bald ein neues Projekt. Wer weiss.

Schlussendlich wird der Initiative ein „programmatischer Charakter“ unterstellt, was als negativ taxiert wird. Dies ist jedoch gerade die Stärke dieser Initiative. Verdichten auf Bauland – stehenlassen von Naherholungsgebieten: das muss Programm sein. Und genau das fordert diese Initiative.

Die PdA unterstützt diese Initiative weiterhin und wird ein Ja empfehlen.

2.Juli 2015, Daniel Egloff (PdA) pdf


VORSTÖSSE „BLS-WERKSTÄTTE“

Intervention der PdA Bern an der Stadtratssitzung vom 18.6.15

Es tönt verlockend für die Chefetage der BLS: Tabula rasa! Eine grüne Wiese direkt vor einer Stadt. An einer nicht sehr stark befahrenen Bahnstrecke. Ziemlich unkompliziert könnte da gebaut werden, genau so, wie es das Unternehmen gerne hätte. Die Schattenseiten können da getrost ignoriert werden. Dass die grüne Wiese heute genutzt wird und nicht einfach Brachland ist. Dass Bauernhöfe abgerissen werden müssten. Alles nur Kollateralschaden. Zusätzlich will die BLS bei dieser Gelegenheit auch noch eine Strukturbereinigung durchführen und die Effizienz steigern. In diesem Fall die Werkstätten in Bönigen und Oberburg schliessen. Wertvolle Arbeitsplätze in Regionen gehen verloren, in Regionen, welche schon bisher eher wenig Arbeitsplätze im Industriebereich zur Verfügung hatten. Die Menschen aus der Region werden somit gezwungen zu pendeln oder in die Stadt zu ziehen. Dies ganz im Sinne der 140 000 Einwohner Stadt Bern. Ökologisch ist dies nicht und gesund ist dies nicht. 


BESSERE UNTERSTÜTZUNG VON MIGRANTINNEN BEIM SPRACHERWERB

Stadtratssitzung

Dringliche Fraktionsmotion Freie Fraktion – AL/GPB-DA/PdA+
(Mess Barry, parteilos und Daniel Egloff, PdA):

Die Integration in der Schweiz stellt Migrantinnen und Migranten vor grosse Herausforderungen. Jedoch ist das beherrschen einer Landessprache die Grundvoraussetzung um sich an einem Ort zu integrieren d.h. um sich mit den Nachbarn auszutauschen, um mit den Lehrpersonen der eigenen Kinder zu sprechen, um beruflich weiter zu kommen…

Gerade für letzteres reichen rudimentäre und rein mündliche Sprachkenntnisse nicht aus. Die Arbeitgeber verlangen Deutschkenntnisse, welche mindestens dem Niveau B1 und höher entsprechen. Jedoch gibt es keine günstige Angebote welche über A2 hinausgehen. Die Sprachkurse mit Zertifizierung ab Niveau B1 werden nur von privaten Anbietern angeboten und kosten sehr viel (Bsp: Migros-Klubschule Deutsch B1 ca. CHF 2220.–). Dies ist gerade für Migrantinnen und Migranten in prekären finanziellen Situationen unbezahlbar. Ein Teufelskreis, der Durchbrochen werden muss. Bildung ist eine staatliche Aufgabe und daher liegt es auch an der öffentlichen Hand dafür zu sorgen, dass der Zugang zu solch grundlegenden Kenntnissen vorhanden ist.

Es ist deshalb unumgänglich, dass die Stadt Bern für fremdsprachige Menschen mit tiefen Einkommen die in der Stadt Bern wohnen, Deutschkurse bis mindestens Niveau B2 (inklusive Zertifizierung) ermöglicht und zwar nicht nur für SozialhilfeempfängerInnen sondern möglichst niederschwellig.

Begründung für Dringlichkeit: Viele Menschen haben den A1-Deutschkurs abgeschlossen, aber leider verlangt man in Arbeitsmarkt B1 und darum ist es dringend notwendig, dass möglichst schnell B1-Niveau angeboten werden.

18. Juni 2015
Mess Barry (parteilos) und Daniel Egloff (PdA) pdf